Moi, Ota, rivière d'Hiroshima

lecture
rencontre avec un auteur,
Jean-Paul Alègre
durée 1h20
tout public à partir de 13 ans

texte Jean-Paul Alègre
mise en espace Jean-Paul Alègre
avec les élèves en Art Dramatique
CEPIT et Cycle 3 du Conservatoire
à Rayonnement Régional d’Amiens

Lauréat 2017 du Prix Ado du Théâtre Contemporain

En savoir plus sur le Prix Ado

MARDI 3 OCTOBRE 2017

14H30 ET 19H30

Au milieu de la ville d’Hiroshima coule la rivière Ota, paisible et majestueuse. Soixante-dix ans après, Ota raconte Hiroshima. Au début des années 1940, c’est une ville où il fait si bon vivre que la jeune Akimitsu écrit à son petit frère Yoshi de quitter Tokyo pour venir la rejoindre chez leur oncle… Mais à l’autre bout du monde, une poignée d’hommes, à la Maison-Blanche, en décide autrement : le 6 août 1945, par une magnifique matinée d’été, un avion largue au-dessus de la ville une bombe atomique d’une puissance jusqu’alors inégalée. Un éclair déchire le ciel, une énorme explosion retentit, suivie d’un silence de mort. Ota entre en ébullition. Une pluie noire recouvre la terre dévastée. Le jour cède sa place à la nuit.

Cette pièce est née dans des circonstances bien particulières. Alors que je me trouvais au Japon pour la création de Deux tickets pour le paradis, je fus invité à présider l’anniversaire d’une association culturelle franco-japonaise, à Hiroshima. Après une visite émouvante du Mémorial pour la Paix, j’eus une conversation tout aussi émouvante avec le gouverneur de la ville. De là est née l’idée de la pièce. Mais, tellement de choses ont été écrites sur le sujet ! Il fallait donc trouver un angle d’attaque qui appartienne au théâtre. Or, j’avais été particulièrement marqué par le fait que la rivière Ota, qui traverse Hiroshima, avait été portée à ébullition, au moment de l’impact, dans la zone du point zéro. Pour moi qui suis amoureux de mes gaves des Pyrénées, cela me semblait inconcevable. De ma conversation avec le gouverneur d’Hiroshima, est née cette idée de donner la parole à cette rivière que la folie des hommes a transformée en piège mortel, pour les rares rescapés qui se sont jetés dans ses flots en croyant soulager leurs brûlures.

Jean-Paul Alègre