COMPAGNIE
LA MAIN D’OEUVRES

théâtre d’objets, d’images et de sons

durée 1h
tout public à partir de 7 ans

conception, scénographie,
texte, interprétation
Katerini Antonakaki
regard extérieur, lumières, bruitages
Sébastien Dault
piano enregistré Ilias Sauloup
vidéo Mickaël Titrent

Saison Jeune Public 2018
Variations sur un départ
En savoir plus sur la compagnie

MARDI 10 OCTOBRE À 14H30

MERCREDI 11 OCTOBRE À 14H30 ET 19H

JEUDI 12 OCTOBRE À 10H30

Le spectacle a été créé à partir de l’installation dans La nuit du meuble présentée à la Maison de l’Architecture de Picardie dans le cadre de la Nuit Blanche 2014 à Amiens. L’installation met en place un parcours sur le plan d’une maison tracé au sol. Sur ce plan sont placées 21 maquettes de meubles en miniature et devant chaque meuble est posée la figure d’une femme minuscule. Ainsi se créent 21 situations suspendues dans le temps, où le meuble devient immeuble et le personnage visite ses complices du quotidien comme des espaces oniriques peuplés d’aventures. Le spectateur se promène dans cette maison sans murs en traversant les pièces – îlots d’un voyage initiatique surprenant. Le thème tourne autour de l’attente, du mouvement et de l’immobilité. Là, où les meubles de nos intérieurs deviennent les témoins de nos allers-venues et de nos arrêts distraits dans la maison.

Notre Pénélope se tient en équilibre entre ce qui a été et ce qui est. Tous ses meubles, complices de ses interminables heures d’attente, deviennent des tremplins à l’imaginaire – des métaphores de projets de départ ou des constats d’enracinement obsessionnel. Elle défend le mouvement par son immobilité. Elle tisse ses pensées – bobines d’une mythologie intime – sur une toile où figure le plan de sa maison – carte géographique de ses émotions. Katerini Antonakaki

Le voyage immobile de Pénélope est soutenu par la Maison d’Architecture de Picardie, le Centre d’Art Ramdam à Lyon, le Théâtre Dunois à Paris et le Safran – Scène conventionnée à Amiens

 

Extraordinaire voyage immobile, ineffable, Katerini ANTONAKAKI cultive le temps presque à la façon des enfants. Disons qu’elle apprivoise le temps, celui qui se dépose sur les objets vivants dont on a besoin pour se rappeler à soi-même, mais qui peuvent être aussi capricieux, inconnus et bizarres à l’image de notre ombre, touchés, vécus !
Le Monde.fr – Evelyne Trân