Project Description

L’éventuel Hérisson Bleu

L’éventuel hérisson bleu est un ensemble de création théâtrale fondé en 2009 par Marion Bordessoulles, Lou Chrétien-Février, Milena Csergo, Hugo Mallon et Antoine Thiollier, alors étudiant.e.s à Paris. Ils sont comédiens /comédiennes, auteurs /autrices, et metteurs en scène / metteuses en scène. Les artistes de ce collectif ont un même désir pour l’éventuel hérisson bleu, véritable plate-forme de création : un rapport collectif toujours renouvelé, au travail de plateau tandis que chacun de leurs spectacles est le fruit d’une vision singulière. À chacun des projets, ce noyau dur s’associe à d’autres artistes (éclairagistes, musicien.ne.s, scénographes, comédien.ne.s, vidéastes…) dans un compagnonnage ponctuel ou durable. Installée depuis 2011 sur le territoire de la Picardie Verte dans l’Oise, elle est également associée à Mains d’œuvres à Saint-Ouen.

Depuis 2015, l’éventuel hérisson bleu est en résidence à la Maison du Théâtre. En 2016-2017, deux créations ont été présentées à Amiens, Victor Bang dans le cadre de la saison jeune public et Les constellations – opéra théâtral contemporain,- en partenariat avec la comédie de Picardie. Nous les accueillons cette saison pour de nouvelles résidences de travail ainsi que la création de Cassandra.

Quand on a le sentiment que le monde s’écroule, à quoi se raccrocher ? Je répondrais sans hésiter la littérature. Pas le théâtre. Le théâtre ne m’a jamais préservé de quoi que ce soit. Il me semble qu’il a plutôt tendance à s’écrouler plus ou moins gaiement avec le monde. C’est peut-être son intérêt, de ne pouvoir se défaire du cours des choses. Mais surtout sa faiblesse et sa vanité, à l’heure où moi je veux fuir… […] Vouloir faire théâtre de L’Éducation Sentimentale, c’est a priori impossible. Pas de livre moins théâtral que celui-là, pas de livre non plus qui soit à ce point pure littérature. Quasiment pas de dialogues ni de scènes. Cela implique aussi que j’ai renoncé à réécrire Flaubert. D’abord parce que je trouve la beauté de sa prose indépassable, ensuite parce que je me refuse à préciser ce qui ne doit pas l’être, et enfin parce que la conservation de la nature purement littéraire du texte évite d’avoir à tomber dans la théâtralisation du roman. J’ai donc fait un montage parcellaire du roman, ou les seuls mots sont ceux de Flaubert. Comme un souvenir du roman qu’on pourrait avoir, après l’avoir lu, en sentant certaines phrases revenir à notre pensée.

Hugo Mallon

Cassandra (création)
L’Éduc Sentim (étape de travail)
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